Quelle place pour les médecines douces dans notre système de santé ?

medecines douces systeme sante miniature

Nous sommes de plus en plus nombreux à chercher des solutions naturelles pour améliorer notre santé et notre bien-être au quotidien.

C’est un fait : le secteur des médecines douces est en plein boom.  En juin 2019, 71% des Français ont déjà eu recours à au moins une pratique de médecine douce. Ces dernières sont considérées comme efficaces pour 91% d’entre eux (sondage Santéclair).

Et pour cause, ces méthodes non conventionnelles, parfois non expliquées par la science, nous apportent des solutions là où la médecine n’a parfois pas de réponse.

J’ai donc voulu comprendre pourquoi ces alternatives n’étaient pas plus reconnues par le personnel médical et quelle place elles pourraient prendre dans notre système de santé.

De nombreux professionnels croient en ces thérapies alternatives. Je les ai donc interviewé : médecins, pharmaciens, psychothérapeute, sage-femme, magnétiseur, …

Je leur ai posé la question suivante :

Selon vous, quelle place y-a-t-il pour les médecines douces dans notre système de santé actuel ?

Voici leurs points de vue.

Au programme ...

Luc Bodin - médecin diplômé en cancérologie clinique et spécialiste en médecines naturelles

“Tant que les traitements se limiteront à l’aspect physique de la maladie, ils soigneront mais ne guériront pas.”

La médecine conventionnelle fait des découvertes thérapeutiques tous les jours. La plupart du temps, elle soigne mais ne guérit pas. L’explication est qu’elle travaille sur « comment » la maladie se produit et non « pourquoi » elle survient, ce qui est très différent.

Les médecines naturelles quant à elles, s’intéressent au terrain, c’est-à-dire à la personne malade. C’est le terrain qui est la cause de la maladie. C’est lui qui a favorisé par exemple la survenue d’une infection ou d’une allergie. Ce processus explique la disparité des maladies : pourquoi celles-ci touchent certains individus plus que d’autres.

La physique quantique a démontré que la matière est une concentration d’énergies reliées par des forces (interaction, électromagnétiques, etc.) L’être humain ne déroge pas à cette règle. C’est un être énergétique vivant au sein d’un maelstrom de vibrations qui le traversent, le nourrissent et l’informent… mais aussi avec qui il doit demeurer en équilibre pour maintenir sa santé.

Toute maladie a une double origine : physique que nous connaissons bien (mauvaise alimentation, sédentarité, tabagisme, etc.) et symbolique. Cette dernière explique pourquoi la maladie survient à ce moment précis, et pourquoi elle atteint tel organe particulier.
Symboliquement, elle montre ce qui ne va dans son existence et donc ce qui doit être changé.

Il s’agit d’un message envoyé par l’être – pour ne pas dire par l’âme – pour expliquer à la personne qu’elle n’est pas sur sa route.
Si celle-ci suit les indications, elle va reprendre son chemin de vie… qui est le chemin vers la guérison, le bonheur et la lumière.

La maladie n’est pas une punition. C’est un rappel de l’être afin de reprendre sa route, pour réaliser sa mission sur Terre.

La guérison véritable des maladies passe par les traitements (conventionnels et naturels associés), les soins énergétiques pour refaire l’équilibre entre l’intérieur et l’extérieur qui ne sont qu’un, la compréhension de son sens (symbolique) et surtout la réalisation des changements qu’elle demande dans son mode de vie et dans sa manière de penser.

Tant que les traitements se limiteront à l’aspect physique de la maladie, ils soigneront mais ne guériront pas.

C’est dans l’association de thérapies prenant l’individu dans sa globalité (physique, émotionnelle, psychique, énergétique et spirituelle) que se trouve la véritable médecine.

Luc BODIN est un ancien médecin, diplômé en cancérologie clinique et spécialiste en médecines naturelles. Il est, de plus, conférencier, formateur et auteur de plusieurs best-sellers comme Ho’oponopono nouveau, AORA au quotidien, Soigner avec l’énergie, Le grand manuel de soins énergétiques, La Médecine spirituelle, La Révolution de l’amour, etc. Luc-bodin.com

Pascale MILLIER - docteur en pharmacie et directrice scientifique du laboratoire Deva

“Je rêve d'un système de santé qui prenne en compte la santé de l’être humain dans toutes ses dimensions.”

Mon expérience de plus de 40 années de recherche sur la place des médecines douces, à la fois dans ma pratique du conseil au sein de mon officine de pharmacie, mais aussi à travers les innombrables témoignages des professionnels de santé reçus au Laboratoire Deva dont je suis directrice scientifique, me conduit malheureusement à la conclusion que ces médecines sont très insuffisamment reconnues dans notre système de santé actuel.

En ce qui concerne la place spécifique des élixirs floraux, l’importance de la prise en compte des émotions dans l’équilibre général que nous recherchons tous entre sécurité et joie de vivre est plus que jamais d’actualité.

La recherche scientifique a prouvé que des états émotionnels dits « négatifs » tels que la peur, la colère ou le désespoir étaient immunodéprimants alors que des émotions positives telles l’Amour, la Joie, la Paix sont immunostimulantes.

Les élixirs floraux ne luttent pas contre, ils travaillent avec l’intelligence de la Nature, dont nous sommes constitués, à un niveau subtil mais bien réel.
Par exemple, ils ne font pas disparaître la peur mais aident à l’accepter, la reconnaitre, la comprendre et la transformer (lui donner une autre forme).

Totalement dénués d’effets nocifs Primum non nocere  (devise qui signifie « en premier ne pas nuire »), ils peuvent s’intégrer très facilement et simplement à toute approche thérapeutique, pour le mieux-être et le mieux vivre de chacun.

C’est d’ailleurs le but de la médecine intégrative : intégrer toutes les approches médicales et non les opposer, comme le fait la séparation entre médecine conventionnelle et non conventionnelle, ou médecine allopathique et médecine alternative.

L’OMS, elle-même, définit la santé comme « un état complet de bien-être physique, émotionnel, mental et social et pas seulement l’absence de maladie ou d’infirmité« .

Je rêve d’un système de santé qui ne réduise pas l’homme à un corps matériel et des symptômes, mais qui prenne en compte la santé de l’être humain dans toutes ses dimensions.

Pascale MILLIER est docteur en pharmacie, titulaire d’un DU en homéopathie, d’un DIU en alimentation, santé, micronutrition et d’un MBA de l’EM Lyon.
Conseillère agréée en fleurs de Bach depuis 1999, elle est aujourd’hui directrice scientifique et pédagogique du Laboratoire Deva, laboratoire français de fabrication des fleurs de Bach, et auteure du livre Les fleurs de Bach éditions Eyrolles, 2020 pour la 5ème édition

Xavier HAUDIQUET - psychothérapeute et directeur d'ACP-France

“Il y a des pans entiers du fonctionnement de l’organisme humain qui échappent à la compréhension de la médecine conventionnelle.”

La psychothérapie est-elle une médecine douce ?

Oui, car elle est douce pour l’âme en souffrance. Elle panse les plaies et les blessures de l’être grâce à la présence d’un thérapeute (terapeutês : servir, prendre soin de, honorer la chose sacrée) qui sait écouter et qui accompagne son patient sur le chemin de la croissance.

La psychothérapie, du courant humaniste notamment, est douce parce qu’elle ne repose pas sur un modèle médical ou techniciste. Elle ne cherche pas seulement à supprimer les symptômes comme si ceux-ci n’avaient rien à dire. Elle essaye d’abord de comprendre ce que signifie le symptôme pour le patient, sa fonction dans l’organisation psychique de la personne.

Le psychothérapeute humaniste a une vision holistique de la personne, autrement dit, il s’intéresse à l’ensemble des dimensions de l’être humain, physique, émotionnel, psychologique et aussi spirituel. Car, nous savons bien maintenant, qu’il ne peut y avoir de séparation entre corps et psychisme. L’organisme humain est un tout, et la médecine douce, à l’inverse d’une démarche analytique, tente de le saisir dans sa globalité.

Enfin, ce qui caractérise la psychothérapie humaniste, c’est qu’elle fait confiance en l’organisme pour trouver la voie de la guérison psychologique. Le thérapeute suit le principe séculaire Medicus curat, natura sanat (le médecin soigne, la nature guérit). En d’autres termes, la tâche du thérapeute est de prendre soin de l’être, c’est la nature qui prendra en charge la guérison.

 

Quelle est la place des médecines douces dans le système de santé actuel ?

Disons que sa place est plutôt maigrichonne, et c’est bien dommage car, dans un monde idéal, elle pourrait tout à fait coexister en harmonie et en complémentarité avec la médecine conventionnelle. Cette dernière a sa place, bien entendu ; nous avons tous fait l’expérience de ses bienfaits. Le seul problème est qu’elle manque de modestie et qu’elle pense pouvoir tout régler à partir d’une démarche scientifique-positiviste.

Or, il y a des pans entiers du fonctionnement de l’organisme humain qui échappent à sa compréhension. De plus en plus hyper spécialisée, la médecine conventionnelle est par exemple incapable de comprendre les interactions subtiles entre les différents organes. L’organisme humain est bien plus complexe qu’une simple machine, même la plus sophistiquée. Je pense par exemple aux interactions subtiles entre psyché et soma, entre le mental et le corps.

Scientifique et généraliste, la science n’arrive pas à concevoir l’individualité et la spécificité de  chaque organisme. Prenons un exemple contemporain. Les scientifiques nous parlent beaucoup des symptômes de la Covid-19 et des décès qu’elle provoque.

Il faudra bien qu’un jour, la science se demande pourquoi certains organismes forts et en bonne santé développent des symptômes délétères et d’autres, âgés ou malades chroniques, sont quasiment asymptomatiques. Pourquoi, dans une même famille, certains tombent malades et d’autres non ?

Le corps humain a encore de nombreux mystères. Peut-être faudrait-il commencer à le reconnaître avec humilité. Cela permettrait de (re)donner une place aux médecines traditionnelles et aux médecines douces, comme cela existe dans beaucoup d’autres pays moins cartésiens, en Asie, en Afrique ou en Amérique latine.

Xavier HAUDIQUET a été psychothérapeute durant plusieurs années. Aujourd’hui, il est le directeur d’ACP-France, institut de formation à la Psychothérapie Centrée sur la Personne de Carl Rogers. 

Il a été formé à différents courants de la psychothérapie humaniste, notamment l’Approche centrée sur la personne, la Gestalt-Thérapie et les thérapies psychocorporelles. Il enseigne la psychologie humaniste en France et au Mexique où il a vécu plus d’une vingtaine d’années.

Aurélie KOENIG - sage-femme spécialisée dans l'accompagnement post-partum

“La demande des femmes pour avoir recours à ces médecines douces en gynécologie-obstétrique grandit fortement.”

Étant sage-femme de formation, je vais axer ma réponse sur les pratiques autour de la périnatalité, en libéral et maternité.

La médecine douce est en effet très vaste! Pour moi, elle sous-entend aussi bien les pratiques dites alternatives (Sophrologie, hypnose, EFT, Cohérence cardiaque, EMDR, yoga, Acupuncture, ostéopathie, chiropractie, etc…) et les traitements alternatifs ( Phytothérapie, Huiles essentielles, Fleurs de Bach, etc…).

En fait ce sont les soins non « pris en charge » par la sécurité sociale (certaines pratiques commencent à être remboursées par les mutuelles, mais c’est encore balbutiant!).

L’appellation « médecines douces » ne leur correspond pas forcément, car certaines pratiques peuvent être profondes et plutôt percutantes ! De même, il faut faire attention au traitement par les plantes qui sont souvent très efficaces et présentent des contre-indications!

Le public recherche de plus en plus ces thérapies, souvent parce qu’il n’a pas trouvé de réponses avec la médecine conventionnelle ; mais aussi dans un désir d’autonomie, de prise en charge de leur corps ou de leurs éventuelles « mal-a-dit ».

L’image du médecin omniscient et omnipotent n’est plus d’actualité.

Les thérapeutes en médecines douces sont de plus en plus nombreux, avec des pratiques très variées. Il devient parfois difficile pour le public de s’y retrouver, et de choisir le bon thérapeute/ la bonne pratique, au milieu de toutes ces propositions !

Pendant leur grossesse, de plus en plus de femmes souhaitent un accompagnement plus naturel, moins médicalisé, et se tournent donc vers ces médecines douces.

Elles font également attention à leur corps, leur alimentation (qui est la première médecine), se préparent et s’informent beaucoup avec le développement des projets de naissance.

Au sein des maternités, l’utilisation des médecines douces est encore timide, et varie énormément d’un établissement à l’autre. On trouve quelques sages-femmes formées en sophrologie, hypnose, acupuncture, etc… Mais elles sont encore peu nombreuses, même si cela a beaucoup évolué en 20 ans.

Il arrive aussi qu’étant méconnues des soignants, ces pratiques alternatives fassent peur, alors que certaines sont très documentées concernant leur efficacité (Hypnose, EFT entre autre).

De plus, le manque temps et la pression de rentabilité au sein des établissements empêchent souvent le développement de ces pratiques.

Je constate également la recherche de solutions naturelles pour les femmes en post-partum, autant pour des accouchements qui se passent bien que pour des accouchements difficiles.

Les femmes prennent de plus en plus conscience de leur besoin de soutien dans cette période de leur vie, et elles recherchent souvent des thérapies alternatives, des médecines douces, pour éviter d’avoir recours à des traitements allopathiques. Il existe peu de solutions offertes dans le système de santé traditionnel.

Le suivi gynécologique effectué par les sages-femmes libérales est également peu connu, en dehors de la rééducation périnéale. Certaines sages-femmes sont même formées à certaines thérapies alternatives qu’elles utilisent en consultation.

Pour conclure, je pense que la demande des femmes pour avoir recours à ces médecines douces grandit fortement. Les thérapeutes libéraux répondent à cette demande, alors qu’à l’hôpital ces pratiques sont encore marginales.

Aurélie KOENIG est sage-femme. Elle aide les femmes à se reconstruire après un accouchement traumatique (césarienne, voie basse difficile, …) grâce à la méthode LET GO. La Libération Émotionnelle des Traumatismes Gynéco-Obstétricaux utilise l’hypnose, l’E.F.T, l’EMDR et les soins énergétiques entre autres. Vous pouvez retrouver Aurélie sur sa page Facebook.

Monique DELVEL - docteur en pharmacie et herboriste

“La création de l'HAS a enlevé aux médecins leur rôle de thérapeute.”

Merci de m’avoir contactée pour donner mon avis de pharmacien officinal. Praticienne depuis 1985, j’ai vu évoluer la pratique de la médecine de ville et d’hôpital.

Le terme de « médecine douce » est mal approprié. Nous devrions plutôt dire médecine alternative.

La création de l’HAS (Haute Autorité de Santé) n’a pas été bénéfique pour la médecine. En instaurant des protocoles obligatoires pour les traitements, elle a enlevé aux médecins leur rôle de thérapeute et les a enfermé dans une démarche qui ne favorise pas l’alternance .

Ils ne sont plus libres de prescrire selon leur diagnostic des traitements qu’ils jugent efficaces pour leurs patients.


Le déremboursement de l’homéopathie a privé toute une frange de médecins de leur possibilité de liberté de prescription.

Mais devant une demande de plus en plus forte des patients, un certain nombre acceptent de prendre en compte les traitements alternatifs notamment dans les thérapies lourdes (cancers, …).

Nous, pharmaciens, avons vu notre rôle enfin reconnu de conseil et d’aide auprès de nos patients.

Une demande grandissante de traitements naturels et préventifs sous forme de tisanes et de compléments alimentaires nous impose une formation et une compétence pour assurer le bon usage et éviter les problèmes de surconsommation.

Malheureusement, le circuit officinal, garant d’une qualité et surtout rempart de l’utilisation de ces compléments, n’est pas le seul sur le marché. De nombreuses autres voies de distribution mettent à mal tout ce circuit.

La qualité d’herboriste, réservée au docteur en pharmacie, lui permet d’assurer la bonne qualité et la mise à disposition de toutes les plantes autorisées en sauvegardant la sécurité des patients.

Nous sommes encore loin de maîtriser tous ces circuits vu l’argent en jeu, et il reste encore beaucoup d’inconnues sur l’utilisation de ces médecines alternatives.

Les mentalités des médecins changent et ils sont de plus en plus accessibles à ces thérapeutiques. Il reste encore néanmoins le sujet de la prise en charge de ces traitements qui n’est pas encore le sujet du jour.


Je reste confiante dans le jugement des personnes pour sauvegarder leur santé et faire de la prévention notamment dans le domaine primordial de l’alimentation.

Monique DELVEL est docteur en pharmacie et voue une passion pour la phytothérapie et la mycologie et cultive son propre jardin de simples. Titulaire de plusieurs officines, elle fut l’une des pionnière dans la délivrance des huiles essentielles.  Aujourd’hui, elle se tourne vers l’herboristerie thérapeutique et a développé un concept de tisanes personnalisées sur sa boutique en ligne fermon-devel.com

Pascal DEZ - praticien en hypnose douce et magnétiseur

"Il semble nécessaire de respecter les deux façons de se soigner et de comprendre que l’une n’exclut pas l’autre."

De plus en plus les gens se tournent vers nous, praticiens de méthodes anciennes (magnétisme, plantes) ou techniciens de méthodes plus récentes (hypnose, EFT, réflexologie) et cela nous amène à réfléchir !

Une prise en charge totale de ces personnes pourrait-elle être un échange plus intense entre les médecins et nous ?

Personnellement, je rêve d’un monde ou dans le même lieu, les deux exercent leurs savoirs lors d’un même entretien !

Le soulagement apporté serait alors plus complet et mieux adapté ; le bénéfice plus durable.

Bien sûr, il ne faut oublier la participation active des consultants, indispensable quelque soit la ou les méthodes employées !

Dans tous les cas, il semble nécessaire de respecter les deux façons de se soigner et de comprendre que l’une n’exclut pas l’autre !

Alors prenez soin de vous !!

Magnétiseur et praticien d’hypnose douce depuis plus de 20 ans, Pascal DEZ travaille en permanence à améliorer ses pratiques afin d’apporter le Meilleur à ceux qu’il aide.

Son oreille attentive et son empathie naturelle lui permette de faire éclore le meilleur chez les autres. Il est aussi formateur et partage ses connaissances avec enthousiasme. Retrouvez-le sur sa page Facebook Pascal Dez magnétiseur.

Thérèse QUILLÉ - médecin généraliste et homéopathe

“Les nombreux praticiens de médecines alternatives font partie du système de santé et devraient être reconnus comme tels.”

Pour répondre à cette question, il faut définir deux choses :

  • Ce qu’on entend par médecine douce
  • Ce qu’on entend par système de santé actuel.

Généralement les médecines dites douces sont des pratiques de soin ou des pratiques pour le maintien en bonne santé, ne faisant pas partie des propositions thérapeutiques mises en avant par nos autorités de santé.

On peut citer l’homéopathie, l’acupuncture, l’ostéopathie, la phytothérapie, l’aromathérapie, et de nombreuses autres pratiques de psychothérapie, sophrologie, relaxation, massage mais aussi la les conseils alimentaires, les activités telles que le Chi Gong, le Yoga…

La liste est très importante et de nombreuses améliorations de l’état de santé peuvent être observées avec chacune de ces pratiques.

 

Le système de santé actuel est-il limité à ce qui est remboursé par la sécurité sociale ? Ou comprend t’il tout ce qui améliore la santé de la population ?

 

Si on ne parle que de la médecine institutionnelle, remboursée par la sécurité sociale, les médecines alternatives en font de moins en moins partie.

Le prix des consultations de médecine générale étant limité à 25€, les médecins ne peuvent plus pratiquer de consultations longues comme en homéopathie et doivent se limiter à faire ce qui est préconisé par la haute autorité de santé !

Ce qui empêche à mon sens une véritable médecine préventive de terrain, ce qui empêche les médecines douces de participer au système de santé actuel reconnu et remboursé.

 

Si on comprend tout ce qui améliore l’état de santé de la population, les nombreux praticiens de médecines alternatives  (ostéopathes, relaxologues, sophrologues, praticiens en Harmonisation Globale, en Fleurs de Bach, en phytothérapie… les praticiens de sport, de Yoga, de Chi Gong, les naturopathes donnant des conseils alimentaires,…) font partie du système de santé et devraient d’ailleurs être reconnus en tant que tels, leur pratiques facilitées…

 

Personnellement, je suis médecin généraliste, je pratique l’homéopathie, mais aussi une forme d’ostéopathie douce : la Pratique Manuelle Informative, l’Harmonisation Globale.

Ce sont des pratiques au cours desquelles le praticien étudie les modalités réactionnelles de la personne et :

  • En homéopathie, prescrit le remède capable de provoquer les troubles que présente le patient (d’où le terme homeo, le semblable) à très petites doses pour que le patient prenne conscience de son état et réagisse ;
  • En Pratique Manuelle Informative une forme douce d’ostéopathie, montre au corps son trouble en exagérant les positions antalgiques pour, là aussi, qu’il y ait prise de conscience de son trouble par le patient et qu’il réagisse contre son déséquilibre ;
  • En Harmonisation Globale, patient et praticien recherchent les origines des troubles (souvent des chocs émotionnels) qui ont perturbé les possibilités du patient de réagir à un stress, à une agression, ce qui est souvent à l’origine de maladies graves et même de cancer ! Ensuite, par la répétition verbalisée de cette origine, le praticien permet au patient de se libérer de ses mémoires cellulaires perturbatrices, ce qui améliore son bien-être, son état de santé.

 

Les résultats chez les patients et les personnes en état de mal-être sont vraiment très intéressants quelle que soit la méthode utilisée.

Thérèse QUILLÉ est médecin généraliste. Elle découvre l’homéopathie et ses effets bénéfiques sur les maladies chroniques à la fin de ses études. Elle s’intéresse à d’autres médecines « douces » comme l’acupuncture, l’ostéopathie ou encore l’ortho-bionomy.

Dans ce contexte, elle crée l’Harmonisation Globale. Cette méthode permet de montrer au corps son déséquilibre en utilisant la parole et l’aider à se rééquilibrer et non de corriger les troubles. 

Sophie MARCHAIS - docteur en pharmacie et naturopathe

"Il s'agit de trouver la bonne combinaison et le juste équilibre entre la médecine classique et les médecines douces, pour répondre aux besoins uniques de chaque individu."

En tant que docteur en pharmacie et naturopathe, je suis convaincue que les médecines douces sont complémentaires à la médecine conventionnelle. Il y a une véritable plus-value à associer les deux approches, afin de répondre à des besoins variés.

De manière générale, je pense que les médecines douces sont à privilégier en cas de dérèglements mineurs, sans gravité.

En cas de pathologie lourde, le recours à des traitements classiques s’avère très souvent nécessaire, il ne faut pas s’en priver.

Dans ce cas, les aides naturelles sont là pour améliorer le confort de la personne et restaurer certains déséquilibres, apportant un mieux-être physique et mental. Cette approche holistique est essentielle au processus de guérison.

Le plus important, c’est de trouver la bonne combinaison et le juste équilibre entre la médecine classique et les médecines douces, pour répondre aux besoins uniques d’un individu.

Sophie MARCHAIS, docteur en pharmacie (2009) et naturopathe (2017) est passionnée de santé naturelle.  Après une expérience au sein du Laboratoire D. Plantes, elle a ouvert son cabinet en 2019 où elle propose des téléconsultations en naturopathie avec conseils personnalisés à base de plantes, huiles essentielles et nutriments ciblés.

Elle partage sa passion et ses conseils dans le groupe Facebook Au cœur de la naturopathie & du bien-être et sur son profil Instagram.

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